Sauver des vies humaines en mer, mission première de la SNSM

La SNSM est l’un des prin­ci­paux acteurs de la recherche et du sauve­tage en mer.

Entraînement d'un sauveteur nageur de bord à Ploumanac'h © Bruno Bouvry

​Les Sauve­teurs en Mer inter­viennent sur demande des centres régio­naux opéra­tion­nels de surveillance et de sauve­tage (CROSS), effec­tuent les opéra­tions de recherche en mer, assistent les navires en diffi­culté, évaluent l’état des personnes à secou­rir, leur dispensent les premiers soins et ramènent les bles­sés et les naufra­gés à terre où d’autres orga­nismes de secours les prennent en charge.

La SNSM est la seule orga­ni­sa­tion agréée dédiée au sauve­tage en mer en France

Les centres régio­naux opéra­tion­nels de surveillance et de sauve­tage sont au cœur du dispo­si­tif de recherche et de sauve­tage en mer. Leurs missions :

  • assu­rer une veille perma­nente des dispo­si­tifs de détresse ;
  • rece­voir et analy­ser les messages de détresse ;
  • plani­fier les opéra­tions de recherche et de sauve­tage ;
  • action­ner et coor­don­ner les moyens les plus appro­priés pour inter­ve­nir : navires  sur zone, canots de sauve­tage, héli­co­ptères, etc.

Sur alerte du CROSS, le patron de l’em­bar­ca­tion des Sauve­teurs en Mer la plus proche et la mieux équi­pée au regard des circons­tances, réunit son équi­page pour appa­reiller dans un délai de 17 minutes en moyenne. Les Sauve­teurs en Mer réalisent plus de 51 % des inter­ven­tions mari­times coor­don­nées par les CROSS.

En cas d’opé­ra­tion impor­tante, le CROSS peut faire inter­ve­nir plusieurs équi­pages et tout moyen qu’il juge utile (héli­co­ptère, avion, Marine natio­nale, etc.). Le patron du canot ou de la vedette est en contact avec le CROSS pendant toute la durée de l’opé­ra­tion de sauve­tage.

La réac­ti­vité et le savoir-faire des Sauve­teurs en Mer, leurs équi­pe­ments, mais égale­ment la gestion de l’or­ga­ni­sa­tion d’une opéra­tion de sauve­tage sont primor­diaux pour mener à bien leur mission de recherche et de sauve­tage en mer.

Le sauve­tage de la vie humaine en mer est obli­ga­toire et gratuit

Il s’im­pose à quiconque est en mesure de porter secours dans les limites de sa propre sécu­rité.

À l’oc­ca­sion des inter­ven­tions de sauve­tage aux personnes, les moyens de la SNSM peuvent être amenés à porter égale­ment assis­tance aux biens — navires et embar­ca­tions en diffi­culté — en cas de danger poten­tiel ou avéré. Ces opéra­tions — juri­dique­ment fondées sur les textes en vigueur (code des trans­ports) — sont conduites sous le contrôle exclu­sif des CROSS. Elles peuvent donner lieu à un dédom­ma­ge­ment des frais enga­gés (gasoil, entre­tien du navire, etc.).

Voir la fiche « Sauve­tage, remorquage et assis­tance en mer » réali­sée par la Direc­tion géné­rale des Infra­struc­tures, des Trans­ports et de la Mer en juin 2017.

 

Illustration de la conduite d'une opération de recherche et de sauvetage en France

196, le numéro d’ap­pel natio­nal d’ur­gence en mer depuis le litto­ral

Un numéro d’alerte, le 196, permet de joindre direc­te­ment les CROSS depuis un télé­phone.

Canal 16 par VHF, la fréquence inter­na­tio­nale de détresse

Si vous êtes à bord d’un bateau, les Sauve­teurs en Mer préco­nisent l’uti­li­sa­tion de la VHF (canal 16), beau­coup plus sûre.

En cas d'urgence en mer appelez le canal 16 par VHF ou 196 par téléphone

​205 stations de sauve­tage répar­ties sur tout le litto­ral

5 800 sauve­teurs embarqués béné­voles inter­viennent jusqu’à 20 milles nautiques de la côte à partir des 205 stations de sauve­tage de la SNSM.

En 2024, 189 stations perma­nentes couvraient l’en­semble du litto­ral. 16 stations saison­nières complètent le maillage pendant la période esti­vale et font le lien avec les muni­ci­pa­li­tés dans le cas où les plages surveillées par les nageurs sauve­teurs ne disposent pas de stations de sauve­tage perma­nentes à proxi­mité.

Chacune des stations perma­nentes est diri­gée par un président, secondé par un tréso­rier et par le patron de la station. Celui-ci est respon­sable du recru­te­ment et de la forma­tion de son équi­page.

Les stations sont consti­tuées d’un équi­page allant de 10 à 40 béné­voles opéra­tion­nels.

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Vedette de 2ème classe "SNS 272 Marguerite VI" de la SNSM du Cros-de-Cagnes © Jean Dragacci

Les Sauve­teurs en mer se distinguent par leur savoir-faire, leur adap­ta­bi­lité, leur réac­ti­vité et leurs équi­pe­ments. Tous sont animés par un enga­ge­ment profond. Ainsi, ils sont capables de répondre effi­ca­ce­ment à toute situa­tion de sauve­tage, qu’il s’agisse d’une panne, d’une voie d’eau à bord, d’un échoue­ment, d’une évacua­tion médi­ca­li­sée ou sani­taire, ou encore d’une chute à la mer.

En 2024, 11 056 personnes ont été secou­rues au large par les Sauve­teurs en Mer de la SNSM.

Comment soute­nir une asso­cia­tion de sauve­tage en mer ?

La Société natio­nale de sauve­tage en mer (SNSM) est une asso­cia­tion recon­nue d’uti­lité publique depuis 1970. Et utile, elle l’est, puisqu’elle assure d’une part la sécu­rité des usagers de la mer au large et d’autre part, prévient les acci­dents sur le litto­ral français. 

Pourquoi soute­nir une asso­cia­tion de sauve­teurs en mer ?

Les missions de sauve­tage en mer ont besoin de soutien pour plusieurs raisons :

  • La préser­va­tion des vies humaines : les Sauve­teurs en Mer inter­viennent en urgence pour secou­rir des personnes en détresse, et dimi­nuent ainsi le nombre de noyades et d’ac­ci­dents graves.

  • Le béné­vo­lat et l’en­ga­ge­ment : les actions de la SNSM reposent prin­ci­pa­le­ment sur des béné­voles dévoués, qui consacrent du temps et de l’éner­gie à ces missions de sauve­tage.

  • L’in­dis­pen­sable finan­ce­ment : la majo­rité des ressources de la SNSM provient de la géné­ro­sité de dona­teurs privés et d’en­tre­prises mécènes. Leurs contri­bu­tions finan­cières, ponc­tuelles ou régu­lières, sont essen­tielles pour le main­tien des acti­vi­tés comme les opéra­tions de sauve­tage, les premiers secours ou la préven­tion des risques sur la plage.

Comment appor­ter votre soutien à une asso­cia­tion de sauve­tage en mer ?

Vous souhai­tez soute­nir, vous aussi, les Sauve­teurs en Mer dans leurs missions de sauve­tage en mer et sur le litto­ral ? Vous pouvez le faire de plusieurs façons :

  • Faire un don : les dons, ponc­tuels ou régu­liers, permettent de finan­cer la forma­tion des sauve­teurs béné­voles, l’ac­qui­si­tion et l’en­tre­tien des équi­pe­ments de sauve­tage, ainsi que la moder­ni­sa­tion des embar­ca­tions. Le don régu­lier offre une stabi­lité finan­cière à l’as­so­cia­tion, en faci­li­tant la plani­fi­ca­tion des dépenses et actions à mener au long de l’an­née.
  • Enga­ger votre entre­prise : les entre­prises peuvent s’as­so­cier à la SNSM en deve­nant mécènes ou parte­naires. Le mécé­nat d’en­tre­prise peut se mani­fes­ter par une contri­bu­tion finan­cière, du partage de compé­tences, du prêt de maté­riel ou de locaux, entre autres, pour suppor­ter les missions des sauve­teurs mari­times.
  • Deve­nir béné­vole : vous souhai­tez vous impliquer davan­tage ? Rejoi­gnez les rangs des Sauve­teurs en Mer béné­voles, en mer ou à terre ! La SNSM offre des forma­tions pour deve­nir sauve­teur en tant que membre d’équi­page ou sur le litto­ral, afin de contri­buer concrè­te­ment aux opéra­tions de sauve­tage.
  • Parti­ci­per à des événe­ments récur­rents : la SNSM orga­nise régu­liè­re­ment des événe­ments, comme les Jour­nées natio­nales des sauve­teurs en mer. Cela permet de sensi­bi­li­ser le public et de collec­ter des fonds. Votre parti­ci­pa­tion à ces mani­fes­ta­tions est une façon concrète de montrer votre soutien à l’as­so­cia­tion. 

Pour contri­buer acti­ve­ment à la sécu­rité mari­time et à la préser­va­tion de la vie humaine, qui sont les missions de la SNSM, chaque geste compte !

Soutenez les Sauveteurs en Mer